Le sexting est devenu une nouvelle facette de la vie sexuelle dans le monde numérisé. Il n’est pas seulement testé par des adolescents, mais aussi par des adultes, comme le montrent des études. Les médias donnent souvent l’impression que le sexting est normal ou répandu chez les jeunes. Mais le sexting n’est pas un phénomène de masse, nous en savons beaucoup grâce aux études scientifiques.

Les études existantes, principalement en langue anglaise, ne peuvent être comparées que dans une mesure limitée car elles diffèrent considérablement dans leur approche et leur méthodologie. Le sujet n’a pas encore été suffisamment étudié en Allemagne. Ce que l’on entend exactement par sexting est toujours défini différemment. On ne peut donc que faire de vagues déclarations jusqu’à présent. Verena Vogelsang (voir sources) donne un aperçu détaillé de l’état actuel de la recherche.

Envoie-le
Le sextage chez les adolescents est plutôt sporadique, bien que les informations varient considérablement: entre 1,8% et 20,5% des adolescents interrogés déclarent avoir envoyé une image de sextage dans diverses études. Dans une méta-analyse, dans laquelle de nombreuses études sont résumées, il a été constaté qu’en moyenne, environ 12% des adolescents interrogés avaient déjà envoyé une photo sexy.
Géographiquement la plus proche de l’Allemagne, l’étude autrichienne représentative de Saferinternet.at (2015) arrive à la conclusion que 16% des adolescents interrogés ont déjà pris des photos d’eux-mêmes nues, dans la plupart des cas, ils ont également été envoyés. Plus les jeunes vieillissent, plus ils sont susceptibles d’envoyer des enregistrements de sextos. Les chercheurs supposent que cela est lié à l’expérience sexuelle croissante.

Recevoir
Des études montrent que les adolescents reçoivent des enregistrements de sextos plus souvent qu’ils n’en envoient (source: Vogelsang 2017). Jusqu’à 38% des personnes interrogées ont déjà reçu des enregistrements. Ceci est également confirmé par l’étude Saferinternet.at d’Autriche: 33% des personnes interrogées ont déclaré avoir reçu des photos érotiques. Il s’agissait de photos d’amis (31%), de personnes qui voulaient flirter (27%), du partenaire (24%) ou encore de personnes qui ne les connaissaient pas (24%) : plus les jeunes vieillissent, plus ils reçoivent de photos. En revanche, il existe des différences de sexe: si certaines études ne voient aucune différence, d’autres études montrent que les garçons reçoivent des photos plus souvent que les filles.

Effets de genre
Contrairement à l’hypothèse répandue, également alimentée par les reportages des médias, il n’a pas encore été possible de prouver que le sextage est un comportement typiquement féminin. Des études (source: Vogelsang 2017) montrent qu’il n’y a pas d’effets significatifs sur le genre. En revanche, les cas de sexage impliquant des filles sont signalés plus fréquemment, ce qui renforce l’hypothèse selon laquelle les filles sont plus touchées. De plus, l’expérience montre que lorsque les filles essaient le sextage, nous le notons différemment. Cela est dû aux attentes traditionnelles du rôle de genre pour les garçons et les filles, qui sont très différentes. Il est important d’être conscient de cette influence.

Se gonfler:

  • Vogelsang, V. (2017). Victimisation sexuelle, pornographie et sextos à l’adolescence. Différenciation d’une compétence en matière de médias sexuels. Berlin: Springer
  • Klettke, B .; Hallford, DJ; Mellor, D. (2014). Sexting prévalence et corrélats: Une revue systématique de la littérature. Dans: Clinical Psychology Review, 34 (1), S. 44–53. [Stand: 30.10.2017]
  • Saferinternet.at (2015). Sexting dans le monde de la jeunesse. Dans: saferinternet.at, daté du 5.02.2015. Disponible à l’adresse URL: www.saferinternet.at/news/news-detail/article/aktuelle-studie-sexting-in-der-lebenswelt-von-jugendlichen-489/ [Stand: 11.10.2017]
  • Ybarra, Michele; Mitchell, Kimberly J. (2014): ›Sexting‹ et sa relation avec l’activité sexuelle et le comportement sexuel à risque dans une enquête nationale auprès des adolescents. Dans: Journal of Adolescent Health, 55 (6), S. 757-764.
Catégories : nude

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